Mireille Dubois - Biographie
Après 32 ans aux services de la fonction publique pour la ville de Québec, elle devient humoriste. Portrait d’une artiste au parcours qui fera rêver plus d’un baby-boomer.
Mireille Dubois, sa vie avant l’humour (1958 à 2002)
Née la veille de l’halloween 1950 à St-Jean-Sur-Richelieu, elle est sixième d’une famille de neuf. De 1958 à 1965 sa famille et elle habite la Beauce. C’est depuis 1965 que Mireille Dubois habite la grande ville de Québec et ses environs.
Grande organisatrice, elle met sur pied des ligues de ballon-balais et de balle-molle. Trop « occupée », elle quitte l’école en secondaire 4 pour ne jamais y retourner.
Après avoir multiplié les différents emplois, de serveuse à commis dans une manufacture de reliure à livre, à réceptionniste, Mireille Dubois devient officiellement fonctionnaire suite à la fusion Neufchâtel-Québec. Ayant appris les rudiments de la dactylo dans les livres d’école de son frère aîné, elle est prête à relever le défi. En 32 ans, elle aura occupé des postes variés tel que commis de bureau pour le poste de police, préposée aux plaintes du Service des communications, coordonnatrice du programme d’accès à l’égalité pour les femmes, enquêteuse en stationnement et circulation et technicienne en dotation de personnel au Service des ressources humaines.
Toujours attirée par le spectacle c’est en parallèle à ses fonctions officielles, avec l’aide d’un collègue, que Mireille Dubois met sur pied une troupe de théâtre « La bande à part ». Au total 5 productions, dans lesquelles elle jouait en plus d’en coordonner la réalisation, ont vu le jour. Elles ont tous eu beaucoup du succès. Au cours de la même période, Mireille a rédigé et présenté d’innombrables bien-cuits amicaux lors des réceptions organisées pour souligner la retraite de ses collègues. Mireille Dubois l’affirme tout simplement : « Je ne savais pas à ce moment que j’étais en train de me fidéliser un public ».
Mireille Dubois en transition (2002 à 2007)
En 2002, à 51 ans et après 32 ans de service, Mireille Dubois quitte officiellement la fonction publique lors du regroupement des villes de Québec. Consciente du temps qui s’offre à elle, Mireille dresse une liste des choses qu’elle souhaite réaliser par priorité. À la première place, juste devant voyager et écrire un roman policier, était inscrit ; faire un One Woman Show. Malheureusement la vie est imprévisible, et Mireille est elle-même surprise par l’arrivée de son divorce. Devant retourner sur le marché du travail, elle choisit un poste d’agente de communication au sein des Caisses Desjardins du personnel municipal. Mireille Dubois garde ses projets de retraitée en tête.
En 2006, elle coordonne et anime une imposante activité pour souligner les 50 ans de la fondation Desjardins. Elle rassemble tous les talents des différents employés de la ville de Québec et monte un spectacle de variétés. Mireille et son équipe ont réussi à rallier tant les employés, les patrons que les syndicats pour tourner des clips et faire de cette fête un événement grandiose. Au total 2000 personnes ont assisté à l’événement … et c’est suite à ce grand jour que Mireille affirme « c’est là que tout a réellement commencé pour moi ».
Mireille Dubois se
lance en humour (2007-2008)
Après s’être fait répéter à mainte reprise « tu es vraiment drôle » Mireille est convaincue qu’il est temps d’aller de l’avant avec son projet. De plus, au cours de cette même période, une précieuse amie décède du cancer. « Je prends conscience du temps qui passe et ne revient jamais ».
Question de se mettre un peu de pression afin de s’assurer de voir son projet se concrétiser, Mireille Dubois loue la salle de 200 places qu’est le Centre d’Art la Chapelle à Québec en se disant : « Je vais le réaliser ce rêve là ».
Pour donner le coup d’envoi à ses textes, elle ressort de sa filière la chemise où elle avait, au cours de sa vie, déposé de nombreux bouts de papiers empreints d’idées. Tous les mercredis soirs, autour d’un verre, elle réunit trois de ses amis « un peu fous » pour y partager ses idées et recevoir leurs suggestions. Mireille écrit, ils commentent et bonifient son travail.
Après avoir fabriqué une affiche « maison », c’est sa sœur Carmen qui vend les billets un à un. Ce sont les employés de la ville, sa famille et ses amis qui lui ont finalement permis de faire 4 représentations à guichets fermés.
Suite au succès du spectacle « Soir de premières », le directeur du Centre d’Art La Chapelle lui offre de faire partie de sa programmation hivernale. C’est aussi suite à ce succès qu’Alain Bouchard, journaliste au Soleil, rédige une page complète sur l’histoire de Mireille Dubois. Cet appui médiatique lui débloque quelques contrats corporatifs. Mireille fonce, elle accepte de faire partie de la programmation du Centre d’Art La Chapelle de l’automne 2008. Elle a la piqûre du métier, elle ne veut pas que cette aventure s’arrête. À ce jour, 10 représentations à guichets fermés ont eu lieu au Centre d’Art.
Mireille Dubois enfin humoriste (2009 à aujourd’hui)
En janvier 2009, en attrapant le journal Voir pour lui tenir compagnie, Mireille Dubois est attirée par l’annonce du Festival le Tremplin (festivalletremplin.com). Elle s’inscrit, passe l’audition et est acceptée. Elle remporte le volet humour ainsi que le prix de la plus vieille récipiendaire du Tremplin.
Depuis 2009, une jeune équipe de gérance et production lui offre support et encadrement afin de l’aider à s’orienter dans cette industrie. Depuis qu’elle partage ses aventures professionnelles avec son gérant, qui a la moitié de son âge, Mireille fait de grands pas.
Elle a participé aux Mercredis Juste pour rire, fait les auditions pour Juste pour rire l’an dernier à Laval qui rit, participé au Grand Rire de Québec et au Festival de Rivière-du-Loup. Deux autres représentations ont aussi été programmées au Centre d’Art La Chapelle à l’automne 2009. En février 2010, Mireille Dubois a célébré la St-Valentin en présentant 3 fois son spectacle « Soir de premières » au Casino de Charlevoix.
Depuis, elle a été invitée à Salut, Bonjour! (TVA) ainsi qu’à l’émission C’est ça la vie! (Radio-Canada). Un article a paru dans la revue Vita, et deux autres paraîtront sous peu dans le Dernière Heure (parution 29 avril 2010) et la dans L’Actualité (parution 20 avril 2010). Nous la verrons également à l’émission Denis Lévesque sur les ondes de LCN d’ici la fin avril.
La suite …
Mireille Dubois voit grand puisqu’elle et son équipe ont loué le Cabaret Juste pour rire à Montréal le 15 mai et le Cabaret du Capitole de Québec le 22 mai.
Mère de
deux enfants et entourée d’une famille extraordinaire elle poursuit son rêve.
Concrètement, « … est comblée la madame humoriste de qui on peut dire
qu’elle apprend son métier non pas sur le tas, mais sur le tard … »
